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Ancien député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 
19/07/2016

Suite à Nice

J’avais décidé de rester silencieux durant les jours de deuil national, mais je n’ai pas pu m’empêcher devant tant d’indécence, de mensonges, de commenter sur twitter l’intervention de notre ancien Président de la République.

Elle aura été le point d’orgue de commentaires pas très glorieux ni sérieux face à la situation. Non, la France ne peut être l’otage de la primaire de la Droite et la course à l’échalote qu’elle engendre. Les Français dans leur regard sur le personnel politique ne s’y sont d’ailleurs pas trompés.  A ce titre, j’espère que le débat sur la prorogation de l’état d’urgence,  que je soutiendrai, sera exemplaire.

Nous sommes dans une situation inédite, face à une menace jusqu’alors inconnue, où notre pays, sa diversité, qu’il faut sans cesse réaffirmer, est menacée et visée à dessein. Oui, c’est la France, sa République laïque et l’unité de sa nation, qu’ils veulent abattre. Pourquoi ? Au-delà de nos interventions militaires extérieures, il y a un état de fait. La France est le pays en Europe qui compte le plus de musulmans, ceci n’a pas échappé aux stratèges de l’EI. Car derrière la folie meurtrière des attentats, il y a un projet politique.

La commande est simple : instiller le poison de la division, ferment d’une guerre civile interne, où l’extrême droite ne serait pas en reste.  Ce n’est ni plus ni moins que cela l’objectif de Daesh.  

Il n’est pas vain de rappeler que parmi les victimes de cet attentat, et comme dans toute la série d’attentats que nous avons connue en France, des musulmans ont aussi été la cible des terroristes. Le dénominateur commun de toutes les victimes est la volonté de vivre dans un pays libre et laïque où chacun à sa place dans la société peu importe sa croyance et son origine. C’est ce qui a fait la force de la France, ne laissons pas l’EI en faire une faiblesse. La cohésion est notre meilleure, et peut être, notre seule arme à long terme.  Au-delà d’un mot, c’est une attitude.

Pour cela il faudra résister à la pression, aux crispations et aux sirènes du populisme. Nous savons que ce combat, cette guerre d’un nouveau genre, sera longue, difficile et douloureuse.

En écrivant ces lignes, je pense aussi à mes enfants que j’ai choisis d’éduquer et d’élever en France, en ces jours, en ces mois, c’est aussi le visage de la France de demain qui se joue.