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Ancien député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

L’accord syndicats-patronat : la victoire du dialogue social

Vendredi 11 janvier 2013, la négociation engagée par 5 syndicats de salariés et 3 organisations patronales a abouti à un accord sans précédent. Au-delà des modalités de l’accord, c’est la forme même de ce dialogue social qui est historique.

Cet accord raisonnable entre salariés et entreprises fait état d’un certain nombre d’avancées pour les salariés :

La généralisation de la complémentaire santé et sa prolongation à 12 mois en cas de départ de l’entreprise ;

Une meilleure représentation des salariés dans les conseils d’administration ;

Une taxation des contrats courts (CDD de surcroîts d’activité et CDD d’usage) ;

Une mobilité sécurisée pour les salariés d’entreprise de plus de 300 salariés souhaitant découvrir ;

Un CDI pour les intérimaires ;

Des droits au chômage rechargeables

Un compte personnel de formation.

En contrepartie, les organisations patronales ont obtenu : 

L’instauration d’un principe de mobilité interne ;

Des accords de maintien dans l’emploi visant au augmenter et/ou baisser les salaires dans une entreprise traversant de graves difficultés conjoncturelles ;

L’assouplissement des conditions d’adoption et de mise en place des plans sociaux.

Cet accord approuvé par 3 syndicats représentatifs (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et les 3 organisations patronales doit à présent être transcrit sous forme législative, dans le respect des propositions convenues par les partenaires sociaux, pour que ces améliorations de la condition des travailleurs soient effectuées le plus tôt possible. Je fais parti des parlementaires qui respecteront cet accord conclu entre les partenaires sociaux, car c'est aussi de cohérence aussi dont il s'agit ici. En effet, on peut se prévaloir de mettre en place une véritable démocratie sociale si nous ne sommes pas capable de respecter les compromis entre les différentes parties. 

En définitive, la lutte contre la précarité, l’élargissement des droits garantis par l’Etat providence et la sécurisation de l’emploi sont nos priorités. Car nous ne concevons pas un Pacte de Compétitivité économique sans dialogue ni solidarité : le redressement national et la démocratie sociale sont indissociables et iront de pair.

breve - pointdevue - travail_parlementaire
29/01/2013