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Député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

Tribune d'Arnaud Leroy du 26 avril

Chers compatriotes,

Ce printemps est marqué par un certain nombre d’évènements de nature à ébranler le lien et la confiance des citoyens en leurs représentants. Les outrages à la République auxquels nous avons assisté par le biais des différentes « affaires » comme par l’extrémisme atteint par les opposants au Mariage pour les couples de même sexe, dont je salue avec fierté l'adoption définitive, sont là pour nous rappeler combien il est important de rester vigilant et d’instaurer des garde-fous efficaces.

Depuis le début du mandat, j’ai pris position en faveur du désendettement sans l’appauvrissement. Si je mesure l'importance de retrouver notre souveraineté dans le domaine de la dette dont les intérêts à payer sont devenus peu ou prou le premier poste budgétaire de la France, je constate surtout l'échec du tout austérité qui nous a été présenté comme l'unique ligne à suivre depuis déjà plusieurs années.

En effet, l’Union Européenne et les zélateurs de l’austérité ont échoué. L’ensemble des institutions internationales – au premier rang desquelles le FMI -reconnait le dommage de la politique actuelle, le Japon vient de briser le tabou de l’inflation et de la création de monnaie pour sortir de 20 ans de déflation, les Pays-Bas ajournent leur plan d’économies pour 2014, les exemples sont légions. Il ne s’agit pas de renoncer au désendettement, à la maîtrise des dépenses, il convient d’en discuter le rythme et les modalités.

En tant que député de la Nation et européen convaincu, élu des Français installés notamment en péninsule ibérique, il est une évidence dont je peux témoigner : nous ne pouvons continuer à étrangler les économies nationales en difficulté et imposer, quoiqu’il en coûte, le respect de la règle des 3%. Les plans d’austérité tels qu’ils sont conçus, appliqués ainsi que leurs rythmes, comme en témoignent le Portugal ou encore l’Espagne, ne règlent rien et alimentent la récession dans ces pays, sans que le « rebond » tant vendu et attendu ne soit à l’horizon.

Le Programme de Stabilité 2013-2017, adopté il y a quelques jours par la représentation nationale, va dans ce sens en préférant le sérieux budgétaire à l'austérité et en proposant un report des 3% de déficit en 2014, avec un objectif d'atteindre l'équilibre structurel en 2016. Depuis 10 ans, l'endettement de la France augmente sans que les gouvernements précédents n'aient pris les mesures courageuses qui s'imposaient. Nous avons décidé d'assainir les comptes et de cesser la cavalerie financière de la Droite. Cet effort a été reconnu par la Commission Européenne et va se poursuivre. De plus, le Président de la République s’est engagé à ce qu’il n’y ait « pas d’impôts supplémentaires en 2014 hormis les 6 Mds € de TVA destinés à financer le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi » (CICE), déjà prévus et annoncés depuis novembre dernier. 

Si nous devons collectivement continuer à faire des efforts, en particulier dans la réduction des dépenses publiques, dans la lutte contre l’évasion fiscale, nous devons aussi et surtout rétablir un climat de confiance économique et social, propice au développement, à la mutation de notre économie ainsi qu’à la création  de richesses.

C’est le sens de mon action au quotidien à l’Assemblée Nationale comme dans la circonscription.

                                                                                                                                     

Arnaud Leroy

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  • Rom's 08/05/2013 02:32:21
    Je vis en Espagne depuis 6 ans et tout ce que je peux dire c'est que l'on se sent seuls à l'étranger. La France que vous représentez n'a faire de ses expatriés.
  • Jean-François 01/05/2013 20:49:52
    Bonsoir. Je voudrais poser la question: si les instances européenes prennet systématiquement des positions contraires à notre économie et à la stabilité européenne, à qui profitte le crime ????. Pendant sa campagne François Hollande avait dit " mon ennemi c'est la finance". Pour l'instant les gouvernements passe mais la finance gagne toujours et en France comme ailleurs en Europe. Comment faire pour retirer donc à la finance ses moyens de pression sur l'économie réelle.
29/04/2013