aller au contenu
 
Ancien député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

Se désendetter oui, s’appauvrir, non

L’entretien du Ministre du redressement productif publié par le journal Le Monde pose la double question à laquelle sont confrontés la France et les Français.

De la moralisation : si l’inquisition n’est pas la solution, il faut néanmoins se doter  de nouveaux outils et renforcer les sanctions afin d’éviter toute nouvelle gifle à la figure de la République. Les propositions du Gouvernement vont dans ce sens.

De la sortie de crise : la « tension amicale » annoncée par le Président de la République la semaine dernière doit nous interpeller et nous imposer de lire le contexte actuel. L’UE et les zélateurs de l’austérité ont échoué. Alors que l’ensemble des institutions internationales – au premier rang desquelles le FMI -reconnait le dommage de la politique actuelle, nous nous enferrons. Il ne s’agit de reprendre les sacro-saintes vieilles habitudes, de renoncer au désendettement, il convient d’en discuter le rythme et les modalités. Alors que le Japon vient de briser le tabou de l’inflation et de la création de monnaie pour sortir de 20 ans de déflation, nous semblons regarder ailleurs.

En écho à cet entretien, en tant que député de la Nation et européen convaincu, élu des Français installés notamment en péninsule ibérique, il est une évidence dont je peux témoigner : l’Europe ne peut continuer à étrangler les économies nationales en difficulté et imposer, quoiqu’il en coûte, le respect de la règle des 3%. Les plans d’austérité tels qu’ils sont conçus, appliqués ainsi que leurs rythmes, comme en témoignent  le Portugal ou encore l’Espagne, ne règlent rien et alimentent la récession dans ces pays, sans que le « rebond » tant vendu ne soit à l’horizon.

Si nous devons collectivement continuer à faire des efforts, en particulier dans la réduction des dépenses publiques, dans la lutte contre l’évasion fiscale,  nous devons aussi et surtout rétablir un climat de confiance économique et social, propice au développement, à la mutation de notre économie ainsi qu’à la création  de richesses. Le désendettement ne doit pas être synonyme d’appauvrissement.

                                                                                                                      Arnaud Leroy                                                                                                        Député de la 5ème circonscription des Français établis hors de France

Contact presse : aleroy@assemblee-nationale.fr

                                 07.86.29.83.17 

pointdevue - travail_parlementaire - tribune
10/04/2013