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Député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

Rencontres à Pékin pour le développement d’une diplomatie climatique

Avec l’association GLOBE, (The Global Legislators Organisation), association réunissant des parlementaires du monde entier et dont j'assure la vice-présidence pour l'Europe, je me suis rendu en Chine afin de rencontrer les acteurs chinois du dossier "climat" notamment le vice premier ministre et le nouveau président de la Commission de l'environnement du Congres du peuple.

La délégation était composée de John Prescott, qui fut vice-Premier ministre de Tony Blair, et à ce titre négociateur pour l'UE du protocole de Kyoto, de  Lord Deben, président en exercice du Comité spécial pour les changements climatiques du Parlement britannique, Steen Gade de la Chambre danoise et de Antonio Ramos Preto député portugais.

Nos nombreuses rencontres ont permis de faire le point sur des dossiers importants et notamment sur la nécessité de ne pas laisser les USA dicter leur tempo et imposer une vision erronée du changement climatique en remettant en cause les travaux du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), unanimement reconnus.

Ce premier constat nous a aussi amené à considérer les moyens de parvenir à un accord en 2015, lors de la COP 21 qui se tiendra en France. Il est intéressant de constater qu'un nombre important de pays a pris des mesures climatiques réelles au niveau national. C'est notamment le cas de la Chine, qui vient de lancer plusieurs marchés de CO2 dans ses provinces avec un système de réserve visant à réguler le marché, notamment au gré des cycles économiques. Voilà un outil que nous n'avions pas mis en place dans l'UE et cet oubli nous vaut bien des tracas aujourd'hui.

Il convient donc de faire une place à ces nombreuses législations nationales dans le futur accord cadre. A la suite de Copenhague, les Etats s'étaient engagés à se doter de plans de réductions nationaux, c'est chose faite. Il faut maintenant se concentrer sur les vérifications des efforts entrepris à l’aide d’une méthode commune acceptée et reconnue par l’ensemble de la Communauté internationale.

S'ils veulent un accord, les Chinois ne sont pas prêt d'abandonner d'un coup le système  des annexes avec des obligations différenciées. Lors d'une rencontre avec des responsables du centre de recherche qui conseille le gouvernement sur ces questions, il nous a été rappelé que la Chine équivaut en termes de population à la somme des 56 pays les plus développés. La contrainte est donc énorme, d’autant plus si l’on considère aussi que chaque année plus de 15 millions de personnes rejoignent les villes, des villes qu'il faut construire et équiper. Enfin et afin que nous comprenions le besoin de temps du pays, il est intéressant de remarquer qu’un Chinois émet 50% de GES (Gaz à effet de serre) de moins qu'un Européen.

C'est une première prise de contact fructueuse à laquelle nous sommes parvenus avec ce déplacement à Pékin,  je m'en félicite.

Arnaud Leroy

actualite - breve - travail_parlementaire
29/04/2013