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Député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 
23/07/2015

Face à la crise de l'élevage, des priorités s'imposent

Alors que les éleveurs français traversent une crise grave, il est grand temps de s'attaquer aux fragilités du secteur. La première est celle qui revient systématiquement : les rapports entre producteurs et distributeurs. La majorité a déjà agi, notamment par la loi Hamon. Le Gouvernement devra maintenir la pression pour accélérer ce rééquilibrage.

Après une première réunion le 17 juin dernier, Stéphane LE FOLL, ministre de l’agriculture, a réuni le 22 juillet les acteurs de la filière viande bovine. Emmanuel MACRON, ministre de l’économie, Matthias FEKL, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur et Martine PINVILLE, secrétaire d’État chargée de la consommation ont également participé à cette table ronde.

 

6 priorités ont été identifiées :

 

1/ Redresser les cours : les éleveurs attendent d’être rémunérés par les prix :

  • Sur le porc on est presque à l'objectif (1€38 – objectif 1€40) il faut maintenir la pression.
  • Sur la viande bovine on maintient l’objectif de +20 centimes, nous sommes à la moitié du chemin (+10). La filière s’est réunie cet après-midi pour réaffirmer clairement l’objectif et mettre tous les acteurs devant leurs responsabilités.
  • Il y a un problème particulier sur les jeunes bovins : le marché est tourné principalement vers l’export. Le Gouvernement va donc débloquer des aides à la promotion et mettre en place la plateforme collective export « Viandes France export ».

 

2/ Traiter la question des dettes bancaires et fournisseurs, en particulier des jeunes agriculteurs :

L’Etat engage avec les banques une restructuration de l’ensemble des dettes de long et moyen terme, pour les éleveurs en situation difficile qui le souhaitent et en particulier les jeunes et récents investisseurs.

Cette restructuration s’appuiera notamment sur une prise en charge par l’Etat des charges financières des éleveurs les plus en difficulté dans le cadre du fonds d’allégement des charges (FAC) qui est porté à 50 millions d’euros

Le dispositif de BPI France de garantie bancaire pour le renforcement de la trésorerie sera mobilisé au profit des éleveurs, pour garantir jusqu’à 500 Millions d’euros de crédits bancaires. Il permettra notamment de traiter les créances aux fournisseurs de l’alimentation animale.

 

3/ Alléger la trésorerie des exploitations en activant tous les leviers à disposition du gouvernement pour un total de plus de 500 millions d’euros.

  • Par le report de cotisations MSA.
  • Par les remboursements anticipés de TVA, le report des échéances de paiement de l’impôt (impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés).
  • Par l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti

 

4/ Contractualisation et relations commerciales :

Objectif : mieux répartir la valeur dans la filière et donner de la visibilité aux éleveurs sur leurs marges et leurs revenus.

La loi pour l’économie sociale et solidaire, la loi d’avenir agricole et loi Macron ont renforcé les règles entre fournisseurs et distributeurs. Il faut maintenant améliorer le fonctionnement de la contractualisation dans le secteur laitier et développer la contractualisation dans la filière porcine et bovine. Le mouvement est lancé, le Gouvernement va l'accompagner.

 

5/ Promotion à l’export et sur le marché national

10 millions d’euros ont été débloqués pour des campagnes de promotion afin de gagner des débouchés à l’export et de consolider la consommation nationale.

Il est demandé une mobilisation de tous les professionnels pour mettre en avant l’origine France, au travers du logo « Viandes de France » développé par les filières.

En outre, le renforcement de la lutte contre les tromperies sur l’origine des produits en magasin va se poursuivre (contrôles DGCCRF seront renforcés).

L’approvisionnement local dans la restauration collective : le service des achats de l’Etat engagera une renégociation de ses contrats pour développer l’approvisionnement local et de qualité en restauration collective.

Les collectivités doivent le faire aussi, les outils existent, le Gouvernement les a mis à disposition.

 

6/ Transition énergétique et compétitivité

Des mesures structurelles de moyen et long terme :

 

  • Énergies renouvelables:

- exonération de contribution foncière des entreprises pour les méthaniseurs installés avant 2015 - mesure pour les pionniers de la méthanisation très attendue –nouveaux tarifs de rachat de l'électricité.

- soutien au développement du photovoltaïque dans les élevages : baisser les coûts de raccordement pour les éleveurs éloignés du réseau.

 

  • Soutien à l’investissement compétitif : Programme d’Investissements d’Avenir sur les abattoirs (20 millions d’euros à ce stade).

 

Pour plus de détails, vous trouverez ci-dessous les mesures en faveur de l’élevage annoncées hier par le Gouvernement.

 

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