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Ancien député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

Nous votons la confiance ! Nous ne donnons pas notre bénédiction !

Communiqué de Presse

Patrice Prat / Arnaud Leroy

Nous votons la confiance ! Nous ne donnons pas notre bénédiction !

Ce mardi 16 septembre 2014, nous votons en conscience la confiance au second Gouvernement de Manuel Valls. Nous voulons ici vous donner les raisons de ce choix.

C’est d’abord une décision difficile, murement réfléchie et qui intervient dans un contexte politique, économique et social tendu. Nous entendons ainsi les interrogations, les doutes, les colères même parfois des Français. Il ne faut pas les nier et assumer.

Nous avons des désaccords importants avec la politique économique du Gouvernement. Des désaccords que nous ne cachons pas et que nous avons déjà pu exprimer dans de précédents votes. Ils perdurent encore aujourd’hui. Nous avons souhaité notamment un pacte de responsabilité fondé sur la règle des trois tiers : réduire nos déficits publics, rendre nos entreprises plus compétitives, relancer la croissance en soutenant le pouvoir d’achat. C’est ce mix entre l’offre et la demande qui nous semble le mieux à même de redresser efficacement notre pays dans la justice. Nous avons souhaité également que la France puisse faire entendre une voix forte pour demander une inflexion et une réorientation de la politique économique européenne.

Ces convictions, Nous nous les sommes forgées depuis plusieurs mois maintenant, nous les affirmons et les assumons plus que jamais.

Pour autant, nous sommes à un moment grave, un moment charnière du quinquennat.

Sans nier nos différences, l’esprit est au rassemblement pour ce vote éminemment politique. Dans cette situation difficile, Nous ne souhaitons pas diviser, déchirer la Gauche, la majorité, notre famille politique. Nous ne souhaitons pas qu’on puisse remettre en cause notre légitimité et capacité à gouverner. Nous ne souhaitons pas non plus créer les conditions d’une crise institutionnelle et rendre possible la formation d’une majorité de droite et d’extrême droite.

C’est pourquoi nous votons la confiance du bout des lèvres au Gouvernement. Ce vote n’est ni un blanc-seing, ni une bénédiction. Il ne peut être interprété comme un soutien franc et massif à la politique menée par le Gouvernement.

C’est parce que nous sommes attaché au débat, aux propositions alternatives et à l’indépendance des parlementaires que nous nous réservons, le moment venu, la possibilité d’adopter une position plus tranchée. L’instant de vérité aura lieu lors du vote sur le budget qui est la traduction concrète des intentions du Gouvernement. S’il n’y a pas d’inflexion économique majeure, si le pouvoir d’achat, la croissance et les investissements publics ne sont pas davantage pris en compte, notre vote pourra être différent.

 

Patrice Prat / Arnaud Leroy

pointdevue - travail_parlementaire - tribune
16/09/2014