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Député de la 5ème circoncription des Français de l'étranger
Andorre, Espagne, Monaco & Portugal
 

Un défi pour la France : oser assumer son moi maritime

Dans le cadre des Etats Généraux du Parti Socialiste, je propose une contribution sur le thème de l'économie maritime. En effet, notre pays dispose donc d'une kyrielle d’atouts sur le plan maritime, pour en profiter à pleinement de ces derniers, il faut que la France assume son moi maritime.

La France dispose de la deuxième zone économique exclusive (ZEE) derrière les Etats-Unis avec 11 millions de kilomètres carrés, dont 90% dans les départements et collectivités d'outre-mer. Sa présence sur tous les océans lui permet de siéger au sein des organisations régionales et internationales. Mais, au cours de son histoire, la France s’est trop souvent détournée de la mer.

Pourtant, au-delà de son avantage géographique, elle bénéficie d’avantages qualitatifs.

En effet, elle compte des leaders mondiaux dans le secteur de l'armement de ligne, de la recherche océanique, du courtage de navires et de la construction navale civile et militaire. La France métropolitaine est le 3ème producteur de produits de la pêche maritime de l’UE et fait preuve d'exemplarité en termes de responsabilité environnementale. La flotte de commerce gérée par nos armateurs est classée première du monde en termes de qualité et de sécurité. Enfin, la France dispose d'une réelle expertise scientifique et industrielle pour l'exploration des fonds sous-marins.

Notre pays dispose donc d'une kyrielle d’atouts sur le plan maritime, pour profiter pleinement de ces derniers, il faut que la France assume son moi maritime.

D’autres pays ont fait et réussi  ce pari, tels que le Canada, la Norvège, l'Australie et le Japon ont mis en place des stratégies maritimes de long-terme. La France se doit également de partir à la reconquête des océans en mettant en place une politique maritime ambitieuse et durable si elle ne souhaite pas voir un de ses vecteurs de croissance durable prendre le large.

La mer est un gisement d'emploi et un relai croissance durable sans commune mesure par rapport aux autres secteurs de l’économie.

Selon les estimations, les activités maritimes représentent chaque année 1500 milliards au niveau mondial et devraient atteindre 2500 milliards dans la décennie. En France et en 2014, le poids du maritime, ce sont plus 60 milliards d'euros et créerait 310 000 emplois directs, soit plus que l'industrie automobile.

De plus, la mer permettrait de concourir à l’indépendance énergétique de la France.

En effet, la France pourrait potentiellement devenir dans les dix à vingt prochaines années une puissance pétrolière, gazière et minière avec la production en mer d'hydrocarbures. Le déploiement des énergies marines renouvelables et des biotechnologies marines constituent également des viviers importants d'emplois.

En ces temps de crise, la définition d'une vision globale de “la politique maritime de la France” serait opportun, surtout lorsqu'on observe qu'un pan de l'économie à fort potentiel est aussi peu valorisé.

Espagne - Portugal - travail_en-circonscription - tribune
21/10/2014